Fontaines, lavoirs et abreuvoirs

Ces "quelques lignes" regroupent les articles « Fontaines, lavoirs et abreuvoirs » parus dans les numéros du Bulletin d’information locale en novembre 2014 et mai et novembre 2015.

Plus qu’un recensement exhaustif de ce petit patrimoine local, ce sont surtout les rencontres faites par nos chroniqueurs qui ont marqués ces rendez-vous, à la rencontre de ces voix qui savent encore faire parler ces témoignages d’un passé pas si lointain. Le partage de leur savoir et leur accueil chaleureux vous offrent ces quelques pages de notre histoire locale ...


Extrait du Bulletin d’information locale de Novembre 2014

Dans ce nouveau bulletin nous souhaitions proposer une chronique villageoise qui nous permettrait de rencontrer les personnes ayant la mémoire de notre patrimoine. En effet, le petit patrimoine de notre Commune est riche des histoires du quotidien de nos anciens. Il peut nous expliquer les modes de vie et les savoir-faire à travers ces objets que nous pouvons encore observer lors de nos ballades.
 Nous avons décidé de partir à la rencontre des voix, qui sauraient faire parler ces objets et ainsi restaurer une mémoire qui anime encore notre paysage commun. Dans un premier temps, nous avons choisi « les fontaines, lavoirs et abreuvoirs ». L'étendue de la commune nous a incités à en délimiter plusieurs secteurs. Dans ce numéro, nous vous proposons Le Merviel, Engraviès et les hameaux avoisinants. 
 
Le Merviel, très bien alimenté en sources naturelles, possédait, en 1920-1930, un abreuvoir près de l'église, un lavoir au bord de la route ainsi que des puits. Les habitants faisaient boire leurs troupeaux (vaches, moutons, brebis) à tour de rôle, afin d'éviter le mélange des bêtes, éventuelle source de conflits…
En haut du village, un puits fournissait les foyers en eau potable. Le lavoir ne servait pas seulement à laver le linge, il était aussi un lieu de rencontres, d'échange de nouvelles. Cassé pour des raisons inconnues, il fut, quelques années plus tard, transformé en un deuxième abreuvoir.
Un nouveau lavoir couvert a alors été construit près de l'école. Il mettait ainsi les lavandières à l'abri des intempéries, sans oublier les écoliers attendant l'ouverture de la classe. Les abreuvoirs débordaient souvent lors de fortes pluies et nettoyaient ainsi les rigoles du village.
Et puis des années se sont écoulées, l'eau courante est entrée dans les foyers vers 1967-1968, et les abreuvoirs, lavoirs et puits communaux, si précieux, ont perdu de leur importance et ne sont plus en activité. L'abreuvoir de l'église est à sec, celui de la route, rempli d'eau stagnante, abrite quelques poissons et des nénuphars. Les puits sont fermés. Le lavoir de l'école, sans toit et rempli de terre, a longtemps hébergé des jacinthes, tulipes et corbeilles d'argent.
           
Les habitants de Saint Cristaut se fournissaient en eau à un puits et Enserre possédait une fontaine.
 
A Ste Croix l’eau venait de la source de Plagarel jusqu’à un robinet de la place. L’hiver elle coulait très bien, mais l’été on attendait  quelquefois un quart d’heure avant de remplir une carafe…
 
A Tapia, il fallait se ravitailler et laver le linge à la fontaine de Raynaud, alimentée par une source. Autrefois, on se contentait de creuser une tranchée et d'y mettre des pierres et des tuiles. Plusieurs sources, soigneusement entretenues, permettaient aux animaux de boire. A la Borde, l'eau arrivait de Tapia depuis un réservoir et, par un tuyau passant sous la route, alimentait un abreuvoir et un lavoir aujourd'hui disparus.
 
Engraviès possédait une source d’eau potable, trois pompes, au cimetière, sur la place et à La Barre ; quelques puits, dont un sur le chemin de Sarrat. La source d'eau vive alimentait "lou bassi" qui servait d'abreuvoir aux troupeaux de vaches en respectant toujours le tour de chacun. Aujourd'hui, encore en activité, il est apprécié des cavaliers de passage et de leurs montures. Au fil des années il s'est vu attribuer de nouveaux rôles. Quelques poissons rouges y ont élu domicile et les enfants se plaisent, comme autrefois, à en faire leur terrain de jeux.
Proche de la petite Salle des fêtes, on s'est même laissé dire qu’il aurait été utilisé pour des "bains de minuit" !!!
 
Au château de Rogles existaient deux puits très profonds, à présent fermés, dont l'eau n'était pas potable. Pour boire, il fallait descendre à La Barre. Andrée Naudy habitait à côté du château. En allant à l'école elle descendait sa cruche et la remontait pleine à son retour. Faite deux fois par an, la lessive durait plusieurs jours. On lavait le linge à la maison dans des cuveaux, à l'eau très  chaude. Puis on allait le rincer à la  rivière, derrière Le Brougal, sauf pour le château d'où l'on descendait au Pont de  Fer. Andrée raconte  qu'elle  retenait, par une corde, la brouette lourdement chargée pour soulager  sa  maman dans la pente du château.
Quand M. Eychard  a été élu maire d’Engraviès, la commune a acheté un moteur électrique et l’a installé à la pompe devant l’église. Les habitants ont creusé eux-mêmes les tranchées pour y placer les tuyaux. Ainsi, chaque maison a bénéficié de l'eau courante "avant tout le monde" en 1958 !
        
Par toutes ces anecdotes et ces petits récits, nous espérons vous avoir divertis et avoir piqué votre curiosité. Nous remercions toutes les personnes qui nous ont fait partager leurs souvenirs pour leur accueil, leur patience et leur disponibilité.
    
 
Extrait du Bulletin d’information locale de Mai 2015

Dans le précédent  bulletin nous avions abordé le petit patrimoine du Merviel, d’Engraviès ainsi que les hameaux voisins. L’excellent accueil que les habitants nous ont réservé lors de cette première aventure nous a encouragés à vous faire partager une deuxième chronique sur le reste de la commune (excepté Dun et Saint- Pastou qui seront traités dans le prochain numéro). N’oublions pas que ce succès est le fruit de la contribution de tous les acteurs rencontrés sur le terrain et nous tenons à les en remercier.
 
A Senesse, Charles Rescanières nous raconte comment, grâce à des conduites en terre cuite, l’eau arrivait depuis une source jusqu’au puits creusé dans la roche sur la place du village. Ce puits recevait aussi l’eau du toit d’une grande maison avoisinante et Charles nous laisse alors imaginer le manque de « propreté » qui pouvait en résulter !!! Un système de seau, chaîne, poulie, permettait le puisage.
Près du cimetière, la Fontaine St Pierre ne donnait pas d’eau potable, et devenait boueuse au moindre orage. Un abreuvoir et un lavoir y avaient été construits.
 
Dans les années 50, avec l’arrivée de l’électricité, le Maire de Senesse, M.Gouze, dont Charles était adjoint, a pu faire installer un système de pompage à partir d’un puits creusé près du Sénabugue. L’eau remplissait un réservoir communal situé derrière l’église ainsi qu’un abreuvoir et un lavoir sur la place ; bien sûr, un moteur de rechange assurait la permanence de l’approvisionnement ! Pendant des années l’eau y fût de très bonne qualité, jusqu’à ce que l’on y découvre la présence de nitrates…la rendant donc impropre à la consommation ! Heureusement vers 1967 le syndicat des eaux a permis l’arrivée de l’eau courante dans toutes les maisons.

En ce qui concerne Lardy, Charles nous raconte qu’il y avait un puits ainsi qu’une citerne d’eau de pluie ; une fois encore, il insiste sur la qualité douteuse de cette eau !!!
 
Dans les années 30, Ginette Vidal nous explique qu’à Cartiès, Jules Sarda avait creusé 2 puits côte à côte, l’un privé, et un autre communal qui en récupérait le trop plein et amenait l’eau à l’abreuvoir et au lavoir.  En été, le peu d’eau fournie par ce puits (et donc si précieuse), était réservée à la seule consommation des habitants ! Pour les autres besoins, il fallait aller au Pont de Fer !!!!  Une sacrée trotte en pleine chaleur !!!

Au Pape, Jeannot Bertrand  nous parle d’un puits désaffecté, situé au centre de la place,  qui servait surtout de dépotoir. Aussi, quand la place fut  goudronnée vers 1960, le maire M. Massat l’a fait supprimer.
 
Depuis la colline d’en face, un tuyau en plomb traversant la rivière amenait l’eau jusqu’à une fontaine,  un abreuvoir et un lavoir situés près de la place. Un jour, dans les années 1944-1945, l’eau a cessé de couler.  On raconte même qu’une famille de chasseurs aurait prélevé une portion du tuyau pour fabriquer les chevrotines de leurs cartouches !
On allait chercher l’eau potable au creux d’un pré où se trouvait  une fontaine protégée par une petite bâtisse.  Le toit en avait été consolidé afin d’éviter, comme cela s’était déjà produit, qu’une vache téméraire ne passe à travers. L’été, quand la végétation montait, on pouvait récolter des fleurs et des herbes variées qui flottaient à la surface de l’eau fraîchement puisée.
 
A Gorgues, Jean Baptiste Tisseyre nous raconte que l’eau qui arrive à  la fontaine provient d’une  source descendant de la colline.
Cette source coule même en été  et il fallait pomper 600 coups pour remplir le bassin de 8m x 1m x40 cm.  « En cas de tarissement, nous allions  chercher l’eau jusqu' au Senabugue et même au Pont de Fer  avec des barriques ».
L’eau courante est arrivée en 1967, bien après le raccordement en  électricité déjà là dès 1951. On  allait laver le linge au lavoir de Senesse sur la place avec la Juva 4, on récupérait l’eau des toits pour le bétail. Il nous précise que sous la ferme, un puits à godets à roue, alimentait un abreuvoir sauf l’été où l’eau manquait.

A la Coume des Morts, pas de trace de source ni d’eaux vives, les  nombreux squelettes  enfouis ont juste permis de baptiser cet endroit de ce nom funeste.
Gérard Canal  se rappelle que plusieurs sources, jamais taries, provenant de la vallée d'Enqueille, alimentaient le puits communal de Roussinerge ainsi que ceux des six maisons du village. Une pompe remplissait les deux abreuvoirs et le lavoir grâce à un tuyau monté par Emilien Laffont ; le bétail venait y boire à tour de rôle… .
 
Nous passons le Pont de Fer et Paul Gos nous explique qu’une chaussée, sous le Brougal, amenait l'eau à Embayourt par un canal de 800 m. Malheureusement, au fil du temps, la chaussée s'est effondrée, laissant ce canal se tarir ! Les habitants des lieux devaient alors aller puiser l'eau à une source au bord du Douctouyre et dans les années 50, un puits sera creusé…
 
Madame Doumenc nous raconte que la source de La Fountasse alimentait le Cazal par trois robinets : un premier à la source, un deuxième en bordure du chemin, et un dernier au centre du hameau, destiné à fournir en eau l’abreuvoir et le lavoir. L’été, elle devait aller à Dun, à la Borde de Naout, pour s’approvisionner en eau potable. 
 
A Gouiric, une source d’eau potable au-dessus du village alimentait l’abreuvoir et le lavoir jusqu’en 1985. L’été, on descendait au bas de la colline, à La Fount d’A Bail, où l’on trouve encore du cresson ! A tour de rôle, les habitants curaient les bassins.
 
Au Taychel, une source coule toute l’année et alimente l’abreuvoir et le lavoir de la place. On nous raconte qu’à Dardé certains allaient se laver près de la rivière.

Au Faourou, une conduite en tuiles recouvertes de lauzes amène l’eau à une fontaine bien bâtie, entourée de buis. Une rafle de maïs, appelée aussi couscouret était utilisée pour fermer la sortie, permettant ainsi de constituer une réserve d’eau. Les trois anciens propriétaires avaient chacun un accès privé à la fontaine.

Dans les villages en hauteur comme Senesse, Cartiès, Le Pape, Le Cazal et Gouiric, les sources se tarissaient en été. Il fallait alors descendre à la rivière pour faire boire les animaux et laver le linge. Certains étés particulièrement chauds, même les ruisseaux étaient à sec. Il fallait alors aller chercher l’eau au Douctouyre  en utilisant des « bordelaises » de 250 litres que l’on remplissait à l’aide de seaux et que l’on transportait sur le châssis d’anciennes faucheuses. Il arrivait aussi, comme par exemple depuis Le Pape, d’être obligé d’amener les bœufs et les vaches boire au Béal à Dun !!! Et puis, n’oublions pas que certaines fontaines n’offraient qu’un goutte à goutte, obligeant les habitants à déposer leur cruche sur place afin de leur laisser le temps nécessaire pour se remplir…
 
Avant la seconde guerre mondiale, les paysans ne possédaient qu’une paire de bœufs, pour travailler les champs et les vignes, une vache ou deux ainsi que quelques chèvres appelées aussi « la vache du pauvre ». Le besoin en eau était moindre comparé aux années qui ont suivi la guerre car le développement de l’élevage des vaches laitières a suscité un besoin bien plus important (il faut savoir qu’elles boivent des dizaines de litres par jour !!). Vers les années 50, Le Maire M. Massat avait d’ailleurs  embauché des puisatiers espagnols pour creuser trois puits au Pape : deux sans résultat (dont un de 14 mètres de profondeur !) ont dû être rebouchés et un troisième sur le chemin vers Caraing et Dun. L’arrivée de l’électricité en 1951 a par la suite permis d’installer, petit à petit, des pompes électriques, à la fois pour les puits privés comme chez Madame Vidal à Cartiès, mais aussi pour les puits communaux, alimentant ainsi les villages…

Si aujourd’hui il nous suffit d’activer un robinet pour nous approvisionner en eau, n’oublions pas qu’il fut un temps pas si lointain où cette tâche n’était pas aussi facile ! (D’ailleurs, encore de nos jours, certaines zones du monde ne connaissent toujours pas ce luxe...).  

Que vont nous raconter les sources de Dun et Saint-Pastou ? Suite au prochain numéro...

Extrait du Bulletin d’information locale de Novembre 2015

Il y a un an, nous initions cette chronique qui nous permet de recueillir les témoignages des tranches de vie autour du petit patrimoine de la commune. Nous terminons notre chapitre autour des fontaines et lavoirs par les souvenirs des habitants de Dun et de St Pastou. Nous tenions à remercier toutes les personnes qui se sont prêtées à ce partage de leur savoir et à la qualité de leur accueil. Une fois encore quel fut notre plaisir de rencontrer des habitants de Dun et St Pastou afin qu’ils nous racontent leurs souvenirs sur les fontaines, abreuvoirs et lavoirs.
 
A Lassalle, il y avait une source, au-dessus du hangar vers le bois de Dun. Le père d’Anne-Marie Dejean-Corrocher avait, par un captage, acheminé l’eau grâce à un tuyau, jusqu’à un robinet et un abreuvoir au bord du chemin. On laissait une lessiveuse, à demeure, près du robinet. L’été on amenait boire le bétail à la rivière, mais la source n’était jamais tarie.
 
A St Pastou, Denis Périssé, nous rapporte qu’il y avait deux points d’eau. Derrière le village, vers le transformateur, les Sept Founts alimentaient  un réservoir dont l’eau était acheminée, à travers champs,  par un tuyau de plomb, jusqu’à l’ensemble fontaine, lavoir.  Cet ensemble, construit vers 1910  par Jacquet Bouichou, mari de Marinotte,  regroupait à la fois un abreuvoir pour les bêtes, un lavoir où les femmes faisaient la lessive, et enfin un petit bassin où on nettoyait les navets pour nourrir le bétail, ainsi que les bottes !!
A la fin des années 1960, le tuyau a été arraché par les engins agricoles et n’a pas été réparé car l’eau courante était installée.
Au centre du village, au Barri d’en haut, un puits avec une pompe à bras recevait l’eau de la source des Costes. Lucien Sartre avait installé chez lui un réservoir alimenté par ce puits. Les habitants préféraient boire l’eau de ce puits car elle était plus pure et plus fraîche.
Dans le champ d’en face une résurgence de cette source rejoignait  la rivière, à travers une cressonnière  et un fossé  aujourd’hui disparus
Les Sept Founts se tarissaient de juillet à octobre. Les bêtes allaient boire à la rivière et les femmes y lavaient le linge. Grâce au  Barri d’en haut, jamais tari, le village ne manquait jamais d’eau potable. 
 
Dun
, avait 2 lavoirs couverts : l’un, démoli depuis, était en bas de l’Allée de l’Ecole, au bord du Béal, le canal desservant le moulin et la scierie. Le courant permettait un rinçage facile, mais il ne fallait pas lâcher le linge sinon il partait… quelquefois jusqu’au moulin ! Les troupeaux venaient y boire et troublaient l’eau si bien qu’on évitait d’y aller à ces moment-là.

En haut de l’Allée des Platanes, la Fontaine de Roucas alimentait un lavoir et un abreuvoir; l’eau n’y était jamais glacée, d’où un avantage considérable pour les lessives  en hiver ! Sous les grandes dalles vivaient des sangsues…L’été, une pompe, dont l’extrémité du bras sortait du mur, amenait l’eau. A une époque on évitait de la boire à cause de la proximité d’un tas de fumier. Le lavoir était entouré sur trois côtés de pierres pentues, lisses, polies par le travail de générations de lavandières.

La cannelle coulait sans cesse et l’eau du lavoir était continuellement renouvelée. Pour séparer l’eau savonneuse de l’eau propre on plaçait en travers du bassin une « bourroune » constituée de toile de jute accrochée à une barre en bois. L’eau sortant du lavoir passait dans un bassin plus petit où l’on mettait des navets pour qu’ils s’y débarrassent de leur terre et dont on  nourrissait le bétail. Un autre tuyau alimentait l’abreuvoir plus loin vers la route. Plus tard, lorsqu’il n’a plus été utilisé, on n’a conservé que le toit du lavoir et construit un garage municipal. Certaines des pierres ont servi à réparer un lavoir au Merviel.  Maintenant que les murs du garage ont été supprimés, on peut en voir les pierres taillées d’origine qui soutiennent la charpente.
En haut du village, à la Borde de Naout, se trouvait une pompe dont l’activité fut stoppée vers 1967-1968 afin d’inciter les citoyens à utiliser l’eau courante nouvellement installée.

Les Dunois allaient chercher l’eau potable à l’aide de grandes cruches en terre d’une dizaine de litres ; en hiver, de la glace se formait autour de la fontaine...

La pompe de la place avait un grand balancier vertical, elle était le rendez-vous de bien des enfants du village au grand dam des mères et des grand-mères qui attendaient, plus ou moins patiemment, leur retour à la maison avec l’eau. Cette fontaine est constituée d’un seul bloc de pierre, évidé, taillé et daté de 1844.
 
Certaines personnes possédaient un puits privé.
Selon la position géographique, on arrosait les jardins en allant chercher l’eau soit à la fontaine, soit à la rivière ; les saisons étaient différentes d’aujourd’hui…l’été était moins sec, ce qui réduisait le besoin en eau des légumes de saisons…les jardiniers pouvaient d’ailleurs se fier aux dictons tels les «Saints de Glace», les «Trois Chevaliers» ou encore «Notre Dame de l’Eau»…
 
Claude Croux nous raconte qu’il vivait à la Bayche, avec ses parents, sa grand-mère paternelle ainsi que son arrière-grand-mère. Un puits les fournissait en eau potable. De l’intérieur du puits un tuyau remplissait d’eau le lavoir et l’abreuvoir situé à cent mètres en contrebas. Toute l’année une pompe permettait de puiser l’eau de consommation pour la famille, les 4 ou 5 vaches, les cochons et les poules qu’ils possédaient.
Sous Ploumail, le long du Cami de Cambel, se trouve un petit bassin couvert flanqué d’un petit lavoir qui recevait l’eau d’une source.

Nous voilà parvenus au terme de ce sujet et  nous espérons vous avoir intéressés.
Certains ont découvert un ancien mode de vie, pas si lointain, qui exigeait beaucoup de temps et de travail quotidien. D’autres se sont remémorés leurs propres souvenirs. L’installation de l’électricité d’abord,  vers 1953, et de l’eau en 1967, a bien facilité la vie des familles.

Nous remercions vivement toutes les personnes qui nous ont permis de vous faire partager leurs témoignages.